Saturday, March 3, 2007

les Mammifères d'Algérie"Histoire d'une faune méconnue"

Contonné dans l'extrême Est du pays , le cerf de barbarie est l'espèce la plus rare et la plus en danger en Algérie, c'est aussi la sous espèce de cerf elaphe la moins connue et en voie de disparition.


Disserter sur les mammifères d’Algérie est une entreprise un peu délicate, autant par l’aspect zoologique qui traite de la classe animale la plus évoluée et la plus complexe, les mammifères, que par le pays qui les porte, une région un peu méconnue pour les lecteurs friands du monde animalier.
Cet ouvrage ne prétend pas résoudre les différents problèmes que connaît la préservation des espèces mammaliennes mais, au-delà de ce qui se dit et s’écrit, nous pensons profondément que le moment est venu pour que la nature algérienne et sa faune aient l’image qui leur ressemble le plus.

...la photographie animalière "le parent riche "de toute approche zoologique visant une forte sensibilisation....

Capter un moment comme celui d'une genette(Genetta genetta ) en plein activité sur un arbre la nuit est une mission assez délicate, très rare en Algérie. Des longues marches et bivouacs, matériels adéquats et beaucoup de patience sont nécessaires pour réussire ce genre de photos.
Tonga Parc national d'El Kala , juillet 1999 (BRK)


Au crépuscule, les sangliers (Sus scrofa) sortent de leurs bauges pour investir les champs et clairières, leur comportements est très distincts selon le sexe l'âge et les saisons. Il faut souvent être muni de plusieurs flash de différentes portés , les "face à face"sont très rares et très furtifs avec cette espèces.Parc national El Kala Mai 1997(BRK)





















Singe magot porte souvent un regard comme sévère sur son entourage, il en sort de sa morphologie une synthèse d'un simien type . Souvent la photo doit être représentative d'une idée reçue.
yakourene 2000 BRK


INTRODUCTION MAMMIFÈRES D'ALGERIE



0ued Bougous les frontières algero-tunisiennes, ses méandres traversent probablement les plus belles forêts pures de chênes zeen, et constituent un refuge pour les espèces les plus rares du nord algérien,dont l'élusif caracal, les derniers cerfs de barbaries, la loutre et dernièrement le serval.





préface

Dans les années soixante-dix, on pouvait lire sur un poster à caractère publicitaire pour la promotion du tourisme en Algérie et sur un support de photos de montagnes enneigées contiguës à des vastes ergs de désert “L’Algérie, un pays de contrastes ”. Il est vrai que la volonté de créer l'effet sensationnel était intentionnelle, mais le caractère de l'invitation était aussi alléchant que honnête. Ne le dit-on pas souvent ? Le Nord de l’Afrique, c’est la Méditerranée, mais il y a autre chose.Le pays au nord, et ce dont il sera question dans sa faune, en est une variabilité en sites assez intéressante, déjà insulaire dans un sens plus bio - géographique que topographique, deux éléments, l’eau et le sable, dresseront une frontière, la Méditerranée et le Grand - Sahara feront de cette région ce qu’elle est aujourdhui. Ainsi le schéma le plus simple pour entamer la description du pays, dans un contraste plus vrai que figuratif, méditerranéen dans le Nord, à proximité de la zone côtière, et typiquement saharien au sud du pays. L’Algérie porte sur son territoire politique une très grande partie du Sahara, ce qui contribua à son image de pays de dunes de sable, de mirages et d’oasis.

Porte d’Afrique, l’Algérie s’ouvre sur une façade côtière qui embrasserait tout vent venant d’Europe, subissant ainsi les influences climatologiques venant de l’autre continent.
Le climat est dessinateur caricatural des zones remarquables et catégoriques du pays. Suivant les saisons et les régions, l’Algérie peut offrir des variantes très importantes de température et d’humidité.


Des flamants roses lors de leur passage au Lac Tonga parc national d'El Kala , un séjour de quelques semaines avant de reprendre leur voyages vers l'intérieur du continent.

Septembre 1998 (BRK)



Le Lac tonga, le Lac le plus prestigieux du parc national d'El Kala, un des derniers vrai habitat des loutres dans tout le Maghreb. Novembre 1997 (photo BRK)



La fine pellicule forestière est plus verte au littoral qu’à l’intérieur et varie au même temps de basse en haute altitude.
Plus riche vers la Kroumirie, l’est du pays, que vers les plaines relativement dénudées de l’Oranie. Bien sûr, au sud, le guetteur désert, dont l’avancement en douceur n’est que de mauvais augure, est un danger pour une désertification et au même temps connaît un obstacle grâce au barrage écologique,la forêt.















El Ghora ses belles futaies de chênes zeen dans les hauteurs d'El Tarf, parc national d'El Kala
Décembre 1998(photo BRK)


l'Algérie "caractère de sa faune"
L’Algérie appartient à la zone dite zoogéographiquement zone paléarctique. Entendre par-là le septentrional du continent africain au-delà du 34e parallèle nord et toute l’Europe, depuis l’Islande et les pays scandinaves jusqu’au sud-méditerranéen, ainsi qu’une très grande partie de l’Asie septentrionale. Avec le néarctique, qui comprend l’Amérique du Nord, les deux sous-régions citées forment l’immense zone zoogéographique dite zone holarctique...

...au XIXe siècle, plusieurs autres espèces parfois d’intérêt moindre pour le profane, la panthère, le serval, la gazelle à front roux, font les frais d'une récente disparition. Le cerf de Barbarie, la loutre et autre gazelle de Cuvier et peut-être l’hyène rayée, pour ne citer que ces espèces remarquables, font partie des prochaines victimes du XXIe siècle, et qui sont totalement sous notre entière responsabilité.

















15 commentaires:

jilal said...

Great blog..des sujets nouveaux .des jamais vu sur la blogsphére dz

rezak said...

Bonjour Kamel,

Je suis tout respect pour ton travail et je te souhaite beaucoup de courage.

Je suis moi même trés interéssé par la faune algerienne, et je souhaite corespondre avec toi.

mon mail et halfoaui81@gmail.com

Merci de me repondre.

Cordialement

rezak

imane said...

bonjour,
je suis toujours très heureuse et profondément réconfortée quand, dans ce pays où le respect de la nature occupe peu de place dans les pratiques des gens, je rencontre des personnes qui par leur travail contribue un peu à la sauver ou au moins à lui donner une mémoire aux générations futures qui peut-^tre n'auront rien...

Ceci pour ce qui est du sentiment premier. Merci Mr Bouzid pour votre ouvrage.

A présent, je voulais m'avancer un peu dans quelques remarques.

1. En lisant le résumé contenu dans votre blog, il faut vraiment avancer dans la lecture pour savoir qu'il s'agit d'une publication d'un ouvrage . Sauf quand on lit la colonne de droite.

2. Par ailleurs,il me semble que le lecteur aurait été content de voir au début un paragraphe sur le contexte de votre travail de fourmi, le nombre d'années que cela a pris, les collaborateurs scientifiques mobilisés, la nature de leurs apports et quelques évènements clés au cours de ce parcours.

Voilà pour une première lecture.

Imane.
18/07/07

Archipi said...

Salam alikoum
Tres beau ce blog..tres inintéressant même..je découvre des choses que e ne savais pas auparavant..

Moi même je suis interessé par la photographie, et par la découverte (redécouverte) du patrimoine national.

Merci pour ce blog, et bonne continuation!

http://archipi.deviantart.com

Anonymous said...

bonjour et mon grand respect
je m'appelle kader j'habite en france et j'enquete a mon echelle sur les mammiferes en algerie.je suis a la trace d'un animal discret(ce n'est pas unhyenidé).il a ete mentionne comme disparu mais je l'ai vu cité sur le decret de 1995.cela rest de la theorie.cependant j'ai eu des temoignages dignes de foi de son existenceet in'y a pas si longtemps.voila mes coordonnees.Benshila abdekader10 RUE D'alembert 93000 bobigny;tel fixe (33)0148372271;MOBILE(33)0608308528;JE SUIS A VOTRE DISPOSITION.KADER(email:drisssig@yahoo.fr)

Anonymous said...

salam akilkom
, je voudrais savoir s'il y a des loups en algerie? si c le cas , ils font parti de kel especes, ? ont ils etaient le sujet de quelques etudes?
merci de me reponde sur mon email , morodz@yahoo.fr
salam

le biologiste said...

salut rachid; c'est abderrahmane du centre cynégétique de zéralda.si tu te souviens nous avons travaillés ensemble au PNEK. anégdote: une hyéne nous a ataqée à ramle-souk vers 1h du matin ( période de dénombrement du cerf ) Brame.
c'est du bon travail que tu viens de faire mais reste beaucoup de chose a complétés. bravo passe nous voir a zeralda.

Kloggers said...

What beautiful and dedicated photography. Really wonderful.

Anonymous said...

bonjour je voudrai savoir a combien est estimé le nombre de cerfs en algerie et comment se porte les specimens relachés dans l'akfadou il ya quelques années.



repondez sous forme de commentaires s.v.p que tout le monde en profite

rien said...

bonjour
je voudrais savoir quel est le nombre de cerfs en algerie et comment se portent les specimens relachés dans l'akfadou.

j'aimerais bien savoir aussi si les chacals proliferent toujours ou si leur nombre decroit.

repondez sous forme de commentaire s.v.p que tout le monde en profite

Anonymous said...

Bonjour,

Je suis architecte et toute action visant à la préservation de l'environnement me touche et m'intéresse.
Votre travail appelle respect et considération, dans une société qui n'a pas encore compris l'importance de l'écologie. Merci donc de lancer ce pavé écologique dans la mare d'un univers dominé par l'ignorance et le mépris de ce qui ne brille pas.

Je ne manquerais pas de signaler votre travail à tous ceux qui autour de moi cherchent ou accumulent les occasions de croire que l'avenir de l'Algérie passe d'abord par la connaissance , la culture.
Bon courage à vous dans cette belle entreprise.

OA-Architecte -Paris

Amara said...

You write very well.

Anonymous said...

Bravo Monsieur pour votre initiative,
Bravo pour la qualité de vos photos et du texte qui les accompagne...

J'ai déjà visité le parc d'EL Kala, et malheureusement, j'ai bien senti que l'intérêt porté au patrimoine naturel de la région n'intéresse que les gens du domaine ; notamment les gardes-forestiers que je tiens à saluer bien fort...

Incendies, chasse illicite, pollutions diverses ou destruction de l'habitat tout court ; les algériens ne se rendent pas encore compte de la nécessité de préserver ces ressources et de l'impact de leur disparition sur nos vies et celles des générations futures...
Cerf de barbarie chassé ;
hyène étêtées pour des rites de sorcelleries ;
singes magots empirfés, déformés pour le plaisir et l'amusement de les nourrir ;
arbres décimés, etc.

Votre travail sera, je l'espère, un ouvrage de référence pour faire connaître notre patrimoine faunistique, surtout aux enfants dans les écoles. Connaître d'abord, comprendre pour apprendre à aimer et à protéger...

Bien à vous

Thétys : une écolo-râleuse...mais optimiste.

Marouane said...

un grand merci pour le corps réalisateur de cette page consacré a une faune méconnu... nous aussi, notre faune est tellement méconnu ( au maroc ) et on a tant besoin de faire des efforts dans ce chemin la...
loin d'être spécialiste, je suis publicitaire, mais je suis issu d'une région très riche en faune et en flore... Le moyen Atlas. ca me peine toujours de voir des étrangers venir étudier notre écosystème, et que les vrais enfants de ce pays reste les bras croisés.
Chez nous, les léopards rodent toujours. Affamés, ils attaquent les troupeaux... et personne ne s'en soucient... Les derniers loups se réfugient au fin fond de la forêt de "Jaâba" "rass lma " ainsi qu'au grand Atlas. Ils attendent silencieusement leur dernière heure. De temps en temps, de très loin, on peut les entendre pleurer leur sort la nuit. les hyènes sont massacrés tous les jours pour des raisons que vous connaissez... le lynx agonise, le cerf se fait rare, le chacal et le sanglier font des ravages... le déséquilibre règne... ansi que des hectares de forêts détruits... tout cela me peine profondément... alors que personne n'est sensibilisé ici...
Merci encore, pour ce site, et très bonne continuation.

Marouane said...

En fait, voici mes coordonné, si vous avec besoin de m'écrire.
respect.
Marouane.elbekri@gmail.com