Contonné dans l'extrême Est du pays , le cerf de barbarie est l'espèce la plus rare et la plus en danger en Algérie, c'est aussi la sous espèce de cerf elaphe la moins connue et en voie de disparition.Cet ouvrage ne prétend pas résoudre les différents problèmes que connaît la préservation des espèces mammaliennes mais, au-delà de ce qui se dit et s’écrit, nous pensons profondément que le moment est venu pour que la nature algérienne et sa faune aient l’image qui leur ressemble le plus.
Capter un moment comme celui d'une genette(Genetta genetta ) en plein activité sur un arbre la nuit est une mission assez délicate, très rare en Algérie. Des longues marches et bivouacs, matériels adéquats et beaucoup de patience sont nécessaires pour réussire ce genre de photos.
Tonga Parc national d'El Kala , juillet 1999 (BRK)
Au crépuscule, les sangliers (Sus scrofa) sortent de leurs bauges pour investir les champs et clairières, leur comportements est très distincts selon le sexe l'âge et les saisons. Il faut souvent être muni de plusieurs flash de différentes portés , les "face à face"sont très rares et très furtifs avec cette espèces.Parc national El Kala Mai 1997(BRK)
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Singe magot porte souvent un regard comme sévère sur son entourage, il en sort de sa morphologie une synthèse d'un simien type . Souvent la photo doit être représentative d'une idée reçue.
yakourene 2000 BRK
0ued Bougous les frontières algero-tunisiennes, ses méandres traversent probablement les plus belles forêts pures de chênes zeen, et constituent un refuge pour les espèces les plus rares du nord algérien,dont l'élusif caracal, les derniers cerfs de barbaries, la loutre et dernièrement le serval.
préface
Dans les années soixante-dix, on pouvait lire sur un poster à caractère publicitaire pour la promotion du tourisme en Algérie et sur un support de photos de montagnes enneigées contiguës à des vastes ergs de désert “L’Algérie, un pays de contrastes ”. Il est vrai que la volonté de créer l'effet sensationnel était intentionnelle, mais le caractère de l'invitation était aussi alléchant que honnête. Ne le dit-on pas souvent ? Le Nord de l’Afrique, c’est la Méditerranée, mais il y a autre chose.Le pays au nord, et ce dont il sera question dans sa faune, en est une variabilité en sites assez intéressante, déjà insulaire dans un sens plus bio - géographique que topographique, deux éléments, l’eau et le sable, dresseront une frontière, la Méditerranée et le Grand - Sahara feront de cette région ce qu’elle est aujourd’hui. Ainsi le schéma le plus simple pour entamer la description du pays, dans un contraste plus vrai que figuratif, méditerranéen dans le Nord, à proximité de la zone côtière, et typiquement saharien au sud du pays. L’Algérie porte sur son territoire politique une très grande partie du Sahara, ce qui contribua à son image de pays de dunes de sable, de mirages et d’oasis.
Porte d’Afrique, l’Algérie s’ouvre sur une façade côtière qui embrasserait tout vent venant d’Europe, subissant ainsi les influences climatologiques venant de l’autre continent.
Le climat est dessinateur caricatural des zones remarquables et catégoriques du pays. Suivant les saisons et les régions, l’Algérie peut offrir des variantes très importantes de température et d’humidité.
Des flamants roses lors de leur passage au Lac Tonga parc national d'El Kala , un séjour de quelques semaines avant de reprendre leur voyages vers l'intérieur du continent.
Septembre 1998 (BRK)
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La fine pellicule forestière est plus verte au littoral qu’à l’intérieur et varie au même temps de basse en haute altitude.
Plus riche vers la Kroumirie, l’est du pays, que vers les plaines relativement dénudées de l’Oranie. Bien sûr, au sud, le guetteur désert, dont l’avancement en douceur n’est que de mauvais augure, est un danger pour une désertification et au même temps connaît un obstacle grâce au barrage écologique,la forêt.
Décembre 1998(photo BRK)
...au XIXe siècle, plusieurs autres espèces parfois d’intérêt moindre pour le profane, la panthère, le serval, la gazelle à front roux, font les frais d'une récente disparition. Le cerf de Barbarie, la loutre et autre gazelle de Cuvier et peut-être l’hyène rayée, pour ne citer que ces espèces remarquables, font partie des prochaines victimes du XXIe siècle, et qui sont totalement sous notre entière responsabilité.
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